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Mam's blog
Pieds nus.
Le sable est glacial, humide. Je le sens se glisser entre mes orteils. J'avance. L'air est frais, trop frais pour la saison. Le sol descend. C'est là que je vais m'asseoir, surplombant la marée basse. Je peux deviner l'horizon dans l'obscurité. Un phare clignote à l'Est, rivalisant de luminosité avec les étoiles.
J'inspire. Il règne un parfum d'enfance... et de souffrances. Je me souviens...
Seule. Tout n'est qu'un terrible silence, bercé par les remous de l'océan. Je ne sais que penser. Tout est paisible et moi j'ai mal. Pourtant, je suis bien ici.
Je m'allonge. Qu'importe le sel dans mes cheveux ? Je ne veux plus bouger. Les yeux clos, le froid s'intensifie. Je me laisse frissoner.
Rien a changé. D'une année à l'autre, ces instants restent les mêmes. Ici, je ne grandis pas...
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De même (parce que je n'avais pas d'idée de titre ><)
Ces petits plis de complicité sur les côtés des yeux. Ce regard pétillant de tendresse. Ces fossettes, ce sourire, malin, pareil à celui d'un enfant en âge de découvrir toujours plus, en perpétuelle quête d'une nouvelle invention. Cet air gamin, léger, ces grimaces futiles qui font rire par leur simplicité.
Inlassablement, j'observe. J'observe ce visage d'un gosse grandi un peu trop vite, fragile et expressif. Ce visage amoureux. Ce visage plein de vie. De ces visages qui vous réchauffent, que l'on voudrait ne jamais oublier...
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Sur un banc parisien...
Cher toi,
Je ne pensais pas t'écrire une nouvelle fois. Mais ça y est, j'ai compris que tu n'étais plus, et que celui qui te ressemble n'est pas toi. Je suis triste que celui que j'ai connu et aimé ne soit plus là. Je dois faire mon deuil.
Qui serais-tu si tu vivais toujours ? M'aimerais-tu encore ? Je ne cesserai d'avoir de l'affection pour toi.
J'ai trouvé quelqu'un. Certes, je ne suis pas amoureuse de lui comme j'ai pu l'être de toi mais je l'aime vraiment beaucoup. Je m'en suis rendue compte quand j'ai pris conscience que je ne voulais pas le perdre. Il sait me rappeler à l'ordre quand je me pose trop de questions. Même si je sais bien qu'il est comme moi incapable de vivre les choses avec simplicité, il fait semblant d'y croire. Ou se force à y croire.
Tu ne me manques plus. Je sais aujourd'hui que tu n'existes plus qu'au fond de moi. En fait, je ne sais pas si tu as déjà existé en réalité. Mais tu es, quelque part. J'en suis certaine. Tu es, par les sentiments que j'ai pu nourrir à ton égard. Et tu seras toujours, dans mes souvenirs, et dans mon être. C'est grâce à toi que j'ai pu me construire.
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Je suis fatiguée.
Tout ce que je veux, c'est m'allonger dans l'herbe et ne plus penser.
Rien d'autre.
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NON

J'ai dit que j'allais mieux. Alors pourquoi ce soir il me manque à nouveau ? A refouler mes pensées toute la journée, la nuit, je ne puis m'empêcher de revoir son sourire.
J'ai mal. J'ai mal de l'avoir vu, aujourd'hui, de ne pas avoir pu me jeter dans ses bras. Et je regrette. Tout. De son premier message à ma dernière erreur. Il était bon de rêver avec lui. Il aurait été merveilleux d'agir ensemble.
Ce soir, je pleure. Comme les cinq derniers soirs. Demain matin, je pleurerai encore, me réveillant sans lui, sans nouvelles, sans espoir.
J'aimerais mourir ici, immobile, laissant le poids de mon chagrin m'étouffer cruellement, et les gens rire de mon incapacité à me relever. Ils ne savent pas ce qu'est ce sentiment d'être gâchée, d'avoir donné de son temps et de son être, inutilement.
Il n'existait pas pour moi il y a trois mois de ça. Et aujourd'hui, je me consume pour lui. Rester lucide, j'en ai été incapable. Il est attachant, et moi je suis faible.
Il ne reviendra pas. Que je me le mette en tête, il ne reviendra pas. Et mon impression de n'être plus qu'une moitié de moi-même grandira tant que je n'aurais pas oublié que je l'attends encore...
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